Singe qui rit n’en dit pas plus

Il est temps que des littéraires qui ont ce qu’il faut entre les jambes se déclarent au monde qui ne l’attend plus. Convaincu d’avoir fait un tour sur lui-même, ses vieux maîtres se confortent dans l’immobilisme quand l’univers continue sa course. L’ombre progresse et alors que les grands méchants sont nommés pesés, nous avons gardé notre aura luminescente sous notre cape. Et nous prenons la parole pour dire notre monde à nous, encore superbement ignoré.
agglomérer dans la lagune un îlot d’insoumission. Qui à nulles règles énoncées par un patriarche, ne tire son chapeau (quel chapeau?) nous n’obéissons et n’appartenons à aucun qu’à la terre que nous avons choisie. Nos aînés croient savoir ce qui se trame mais sont dépassés, déjà, par le temps et la matière qui nous avaleront tous. (Rappelons qu’il n’est pas tout a fait vain de secouer les puces à cette vieille carcasse recroquevillée, branlante et craquante à chaque mouvement de la nuque pour checker que personne ne vient déranger l’ordre établi
et
sa posture sédimentée d’une langue complice d’une frigidité contre-nature.)


Non tout n’a pas été dit et tout reste à dire.
Si les mots sont des évènements, c’est avec une joie ironique que nous prenons la parole pour réveiller les vieux mythes, balayer les anciens maîtres, au nom des siècles et des heures impatientes d’une révolution qui tarde. Car il est temps de remettre les pendules à l’heure, non d’été ni d’hiver mais des pulsations de nos cœurs qui décomptent les instants avant le grand bond de ce siècle qui peine à commencer où nous dirons avec morgue la fin des hiérarchies poussiéreuses, car nous observons et vivons un monde que personne n’a encore su dire à notre place. Car le monde semble avoir désaxé sa course, et avec elle
la langue aux mains des grands pères et de mamies gâteaux
la société aux mains de branleurs

Tenez vous bien ! Car au pacte, nous préférons l’impact avec le diable. Nous annonçons, irrespectueux sauvages, Nous annonçons : la fin des phrases ciselées dont le point paroxysmique est le mot croisé qui occupe les amphis désespérés d’en être encore à conter les virgules, pour produire ce qui n’appartient qu’à ce reliquaire : dé et cons truire, des beaux monolithes idéologiques qui ont été érigés nous ne sommes dupes et comptez sur notre parole archipélique pour s’asseoir dessus. (Reprenons notre souffle)Place enfin, à l’œuvre analogique plutôt qu’au répertoire! Nous n’adhérons à rien, telle la mangrove, avançons là où on ne nous attend plus, afin que soit dite notre radicale vérité
pour ne jamais être au dos des boîtes de céréales ou des cartes des blablaphores, mais sur tous les murs de la honte érigés aux lésions de la haine
pour accomplir la fin des vers ante-paternels (Senteurs d’outretombe, Verbiages Intempestifs, Prétentions névrotiques et suffisances tardives,
pour redonner à la langue le nerf qui claquepousse les dents et détend la mâchoire trop serrées du monde. Car les mains dans la sève nous infusons à la lagune le grand pouvoir de défaire, en le monde ce qui y était inscrit plus profondément qu’en son cœur : cancer, vieillesse, névralgie et mort, Autant d’abcès à crever.
(mmmmmh l’érection que je provoque en disant cela n’a pas fini de remuer les méandres de la plus profonde des mers).
Aucun territoire dont je ne puisse faire la carte. L’état d’urgence nous donne les pleins pouvoirs pour interrompre les inventeurs médiocres de la novlangue depuis des lieux où notre parole nous appartient encore et où elle proliférera en germinations chaotiques.

Gu GuGuess who’s Back ?


……l’élection du laboratoire ubiquitique précéda de peu son érection, au crépuscule entends le murmure :
« Je prends fakssion à Mangr0ve, et guette dans l’ombre, tâtant de la langue l’écumenvieuse de mes lèvres. Et j’enfouis la brûluréthanol au fond de ma gorge pour porter le feu aux chimères du siècle pourrissant. »

Ici même, les auteurs de la Brèche, an (de grâce) 2015 :
Le Sous-Lieutenand’ès Pontif
Yssam Rulco
S1mio-Mustyk
Alg’XYA9cSwampson II

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Commentaires :

  1. Félix says:

    Je trouve pas ce texte, ni l’allocution à mes contemporains magnifiques, mais ptet bien utiles à l’ensemble, le reste ptet bien, jvais patauger encore. Jcomprends pas l’indifférence totale envers le lecteur, faut surement accepter de rentrer dans un monde, ça me paraît le contraire de l’indifférence. Si on se fout du lecteur on lui donne ce qu’il ne veut meme pas, sans perturber; Merci

  2. Y-404 says:

    Première visite.
    C’est en effet de la mangrove, voire du rhizome… Toute proportion gardée ça me fait un peu le même effet que ma première lecture d’Ulysse de Joyce, l’errance littéraire, une certaine distance, une indifférence totale envers le lecteur, une force du verbe qui oscille entre l’humeur et l’humour et une inscription malgré tout dans le monde…
    Et puis les masques des (?) auteur S (?) quelque part entre game of throne et daft punk.

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