Notes du samsara

Bien des êtres sont arrêtés sur la voie de l’illumination. Alors qu’ils s’étaient consacrés à la contemplation et à l’étude, ils perdirent la raison et, devenus fous ils se mirent à dévorer leurs semblables en chantant des odes folles. On ne sait s’ils manquèrent d’application de chance de clémence, s’ils s’étaient enfoncés trop tôt dans les bosquets de la pensée pour finir dans les buissons de la bêtise, s’ils s’étaient engouffrés dans la jungle sans guide, s’ils avaient suivi les indications d’un maître pervers, ou s’ils avaient toujours porté en eux le germe du mal, qui un jour finit par éclore et les corrompre, en faire des monstres.
Toujours est-il qu’après avoir longtemps tourné en rond dans les alcôves où ils s’étaient cloîtrés pour se consacrer à l’étude du bien et de la vérité, ils finirent enfermés dans les cellules où l’on parque les individus dangereux qu’ils étaient devenus.

« La littérature est une formidable fenêtre ouverte sur la société » rencontre avec l’écrivain engagé Sous-Lieutenand’ès Pontif, http://www.youtube.com/watch?v=4r&54654fhds5fyFfds667733-fdsfdf

Aussi, ils habitent le samsara.

Les dortoirs y sont… on ne pourrait dire sans toit car les murs y sont tant lézardés qu’on se demande même s’il y a des murs.
« Gruyèretroutrougruyère ». C’est ainsi qu’ils appellent ces planches où ils dorment.Chaque matin on leur demande de travailler, de casser des cailloux et d’empiler selon un ordre hautement codifié les éclats qui résultent de la concassionnéologisme forgé depuis le verbe concasser dont le subjonctif présent est, à la première personne du pluriel, « que nous concacassions » de la pierre. Et l’endroit où ils travaillent a été rendu magnifique, beau comme un camion de pompier ou une femme à poil afin qu’ils se réjouissent de se tuer à la tâche. Ils appellent donc leur carrière, « Perle du monde ». Ils se croient dynamiques entreprenants subtils perfectionnistes sans êtres maniaques et plus malins que les autres mais qu’on se le dise, ils n’ont pour eux que le nombre car plus on est de fous plus l’on dit de conneries.
Aussi, prions pour ces âmes perdues, piégées de réincarnations en réincarnations car il y a fort à parier qu’elles ne quitteront jamais le samsara.

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