Saison 6, Quadrature de l’équinoxe

Et, dans l’embrasure Syd surcadré est appuyé sur le coude, le bras retombant au-dessus de sa chevelure dans cette position tout en courbe l’érotisme émanait des dernières phalanges abandonnés par la volonté Doucement exposé à la baie vitrée contre le courant d’air par une vague chaleur
les bras d’Asuka
Alors pas encore tels que nous devions les rencontrer, accros et s’appartenant mais les températures
Tempo-ratûre, 1

Bientôt dix mille péripéties calembouresques vous acceuillerons ici; Car à la rémanence du temps couru s’ajoute l’immanence du temps qu’il fait. Ses allées et ses brouillons chiffonnés d’orages.
Parcours d’une mélodie discordante et d’état d’âmes divers, la partition des périodes interrompues
à chaque écart types
de rytmes, ou gamme dont on ne perçoit que les intervalles. Les trous du réel et non sa substance, perceptions même sont imaginaires. Et l’instant se découpe par ses contours contre le négatif de tout le reste. Jamais la flèche n’atteint sa cible, jamais l’aiguillon ne cesse de saccader le long d’une boucle marquant la fin et le début d’un nouvel impossible/imperceptible. D’échec en échec, la farce se répète détruite oubliée machônnée puis reprise.
de deux corps qui apposées l’une à l’autre s‘harmonisent.

À cette période, les endroits où ils faisaient l’amour avaient toujours un air expéditif leurs vies leur semblaient faites alors de mouvement, un statut de havre temporaire. Quant à savoir dans quel ordre ces impressions leur étaient venues…
Ils s’étaient, dans un noir tout relatif eût égard au lampadaire derrière les rideaux, longuement entretenus autour du cendrier sur le canapé déplié, il fumait la parole entrecoupée par cet évanescent masque qui s’immisce et aggrave la voix un peu gobée par l’inspiration/expiration. Un trait vertical orangé gorgé de pets gutturaux crachats fumeux plus pachydermiques encore que le ronflement voisin croise/transite sur/traverse leur corps puis le mur sans atteindre le plafond.

Sous sa main, origine d’un chapelet de fumée à la gravité inversée, il devait expliquer quelque chose car, elle, étendue sur le dos jouait parfaitement La Confidence sur l’oreiller méditant au plafond, le creux de son nombril élégamment parallèle à celui de son dos, ce qu’il lui disait. Pas tout à fait chuchotement mais presque souffle elle bascule de l’autre côté pour prendre de l’élan puis se rapproche à demi-enroulée dans les draps .et le geste s’achève sur ses doigts tendus. Sa réponse se fait attendre après la pause qu’ils marquent [inspiration/expiration] : une question qui interrompt et retourne. Ils apprenaient à se faire silence

Parce que d’une certaine manière, c’est toujours le début du cycle, ils se pardonnaient quelques cabotinages, faussetés de jeu ;encore de l’étendue à couvrir d’une marée d’humeurs . Le passage du temps, de toute façon n’inquiète pas (trop) les personnages. Ils semblaient parfois à travers eux, grâce à ces fausses notes assumées dans la partition, plonger le regard au plus profond de l’être : celui qui raconte et celle qui bienveillante écoute, quand ils ont simplement perdu un sacré poids et savourent encore la sueur l’un de l’autre l’un sur l’autre sans se sentir collants souillés par la sueur à l’autre. Équinoxe comme l’acmé ou le climax de l’immanence
;imminente chute possible
Lorsqu’il se lèvera pour s’installer au début du texte il étirera le rai de lumière accompagné de la bise matinale en un surgissement de blancheur, et bientôt, le ronflement urbain et ses brusqueries quotidiennes prendront toute la mesure de l’horizon.

Commentaires :

  1. S1mio-mustyk says:

    Je teste mes putains de commentaires car je le veux, le vaux, le veau, le vaudou, le veau doux était dur comme un ciment frais c’est-à-dire plutôt liquide et granuleux : une mixture (termes qui semble davantage connoter une texture que dénoter une nature)

    • S1mio-mustyk says:

      Je teste mes superbes réponses car j’ai pensé, l’espace d’un instant (« espace d’un instant » dit bien l’équivalence que nous sentons entre le temps et l’espace, bien que l’on ne songe jamais à dire « l’instant d’un espace » qui me paraît (l’espace de cet instant) un synonyme éventuel), j’ai donc, l’instant d’un espace pensé que le veau dur, du moins sa mixture avait dû être obtenu par quelque savant sortilège d’alchimie, par la propulsion à grande vitesse de toute la matière qui constitué le petit de la vache à travers un trou plus petit que le chas d’une aiguille, et donc que les portes de Jérusalem (les vrais savent) et donc que le shah d’Iran ; réduisant ainsi la matière à un état amorphe, pas tout à fait décomposée mais chaotique, un magma en puissance de veau. Un ragoût.

      • S1mio-mustyk says:

        Si quelqu’un (ça pourrait être vous!) qui lit ceci sur mobile, pouvait me dire (par exemple en répondant à ce commentaire) si cela s’affiche de manière lisible, je serais fort reconnaissant.

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