A Better place

Le béton lisse comme du marbre si par endroits l’humidité n’épousait d’immenses grains de beauté, Grisâtre et beige
dans le couloir (arche circulaire) : un spot aveugle qui s’attarde trop. Passée l’antichambre où la fouille n’est qu’un figurant parmi d’autres : teufeurs et son pendant, vendeurs de came qui t’attrapent à l’urinoir. Les acteurs de la cérémonie sont pour la plupart peu visibles, pourtant eux qui teignirent la salle aux photons criards, eux qui tendirent le rhizome de lumière eux qui te soutiennent en surdose. Car rien qui n’y répercutait le son Très vite, la phosphorescence déteint sur les fidèles : visages peinturlurés et la peau bleutée d’obscurité Très vite l’estrade gauche semble place publique où reprendre son souffle, où assis en tailleur comploter le paroxysme de la jouissance. (Et) son effet paradoxal se porte au visage: clair comme en plein jour. Alors, au mur le line-up se concrétise encore faudrait-il s’en souvenir le lendemain pour savoir C’était quoi ça déjà ? Le naos .comblait le besoin le plus primordial, devant le Sound-system, le feu monte de la plante des pieds à la flore intestinale aux pétales de l’estomac se répercute dans la cage thoracique plusieurs heures avant de fondre plusieurs heures et le corps s’effondre sur la vessie/recrache un pépin déjà

bien dissolu. Purification nécessaire car chacun sait qu’on n’honore (au mieux) son dieu qu’en meurtrissant les corps. Tant de souffrance ici se dégage, nous en oublions que nous sommes serrés au point que la sueur de notre voisine nous éclabousse au moindre geste trop brusque, les humeurs se mêlent quoiqu’il arrive nous sommes sur la même longueur d’onde. Ce soir 19h30 Méditation zen en dojo (= Grisâtre et beige, un hangar d’artificielle spiritualité)
Aventure individuelle ou enthousiasme collectif ?

, et son pendant le Chill-out : fraîcheur, sociabilité et fauteuils récupérés, où surtout se défendre des akumaphènomènes vengeurs, nemesis de l’ordre, larbins de la journée lorsque la mer se retire il ne subsiste que Grisâtre et beige, du sable infiltré sous chaque muscle, salant les pores de votre peau il gratte l’écorce des sons au pronaos (vos tympans)!

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