Surréalismonstrogrotoskotickitsch

Cette nuit le ciel est caché par un nombril. Arctique et nu car il n’est que la voracité d’un homme qui surplombe les toits de ses membres maigrelets tordus en une posture arachnéenne. Dès lors obstruée cette toile de fond prend épaisseur.
Au demeurant pas si éloigné de Chloé daughter of the swamp ce doit être son père, Arachkik névrose de la ville ou Néphos déglutition de la parole : un ventre à quatre pattes, pater méphitique (va peut-être plonger sa morsure pour saisir un homme le grignoter, décrocher du bassin sa cage thoracique).

Cependant le cahotement de ses couilles cogne un immeuble et les pigeons ne sont plus un simple bruit : ils se cognent aux carreaux *plok plok plok plok* (oui, comme le caillou de la bêtise). Ce soir, le corps nu d’un homme appuyé sur les piliers arqués/arc de ses membres couve le monde [oui, le monde est petit dès lors qu’un corps d’homme suffit à le suffoquer] et déclame :

Météo sex

Pluie de pénis sur la capitale désœuvrée, à défaut diluvienne caillouteuse pour tout casser. Lubrification vaginale sur les montagnes du sud-ouest et sécheresse au nord. Mais ce sera peut-être l’inverse car « La météo, ils disent tout le temps de la merde ». D’ailleurs : caca en croûte sur les Alpes sous du sperme poudreux. Séismes onanistes dans la diagonale du vide. Arthrose sur les Pyrénées. La Bretagne et la Californie, seules, seront épargnées grâce à leur gland de bois. Rassurez-vous, pas complètement épargnées : les lendemains de cuite seront soumis à de fortes conurbations gastriques et à des anticyclones de vomis. Champignons de fumée surplombent l’Amazonie, le Bengale et tous les territoires des mangroves<--Vous êtes ici. La savane et l’Amérique du Sud : des pubis où les souffles du cunnilingus atteindront jusqu’à 90 kilomètres à l’heure [contrairement aux trains, (in)variablement retardés par l’acupuncture diurétique].

Des lianes spongieuses enserrent le monde enlacent les hommes transperçant les fenêtres et les portes puis tous les orifices. Et s’attellent au grand remplacement de l’espèce humaine. Chacun de nous, tous mus par ces monstruosités puantes et suantes devenues des créatures spongieuses à l’odeur caoutchouc brûlé dégoulinant de liquide blanchâtraqueux sans doute poisseux et collants ne sommes plus que des boulettes trempées pendantes que distendent les tentacules.

Toute chose est désormais collantopoisseuse comme un anus mal essuyé, de cela ressort une morale : *pruithu*, pet soufré sur les Hauts-de-France !mais le haut prêtre se veut rassurant : le bruit et l’odeur ne sont que passagers, bientôt tout cela ne sera plus qu’un mauvais rêve.
Les villes à la sobriété classieuse se sont révélées, de gothique enivrées, leurs rainures taillées pour bercer le canal témoignent de l’écoulement du mucus et des éclats de voix en fête. Et La terre est maculée de ces immondices plus sûrement que par une pluie d’automne.

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