Les Rues offertes aux flammes

c’est
dans les rues de Babylone en feu que je connus Dieu. J’avais couru à travers les rues, et les maux s’additionnaient aux morts sous les coups des soldats. Mes frères. Je poursuivais, je ne sais quel monstre sous les combats dans les égouts et débouchais dans une grande alcôve comme le tombeau d’un roi oublié. Un immense dôme sous la montagne
et quelques végétations pourrissantes dégoulinaient des interstices entre les pierres longeaient cette sphère parfaite .subitement j’écarquillai les orbites ; ma mâchoire se relâcha sur une exhalaison habitée de mots qui ne pouvaient être prononcés : une galaxie apparue devant moi l’univers me faisait face et m’observait, sans la fascination pour moi que j’avais pour lui.  “Civilisation? there’s no such thing. Seulement des hurlements dans le noir, des ombres sur les pierres, Des ombres qui sont comme des poches à éclater en giclées de sang.

Je te le dis, sache et écoute : Un cimeterre pèse plus lourd qu’un homme
J’eus juste le temps de fuir devant cette vision, abominable lorsque le dôme s’effondra : des ombres de bras, et des ombres de visages tendus en un cri de douleur déjà révolue, des esclaves des putes et des chiens.
Je fuyais ces bras qui n’étaient pas les miens, je fuyais cette mort certaine et poursuivais ma lutte à travers les couloirs humides et sombres, au dehors les fracas et les cris de millions d’âmes réduites en ombre. Et les assassins dans le noir pillant, éclatant les étagères et les placards

Tant de douleur cette nuit que le soleil n’apporta que le silence étrange d’un corps déserté, et la ville était ce naufragé soupirant d’avoir survécu à la tourmente mais charrié par les vagues, il ne restait de cette terre pas grand-chose des jours d’hier, et les égouts ne cessent de charrier les selles de ceux qui n’y avaient leur sang.

Je me souviens :
j’entrais, impie en ta chapelle comme le croyant en Babylone car
Le feu !: il était en nous,
chacun de mes pas pèse comme
depuis le début/debout.
le glas et décompte les secondes, le Temps progresse, Je m’agenouillais devant l’idole murmurais :

Ô doux rédempteur, me voilà nu tel m’a fait,
Jamais satisfait
toujours en désir d’être
éternel adolescent
Jamais rassasié
car demain attend
toujours le soleil de se lever
car demain est
toujours à conquérir.

Et la lumière diffractée des visages extasiés et cette passion qu’avaient les pieds à se décoller du sol, oh j’aime, quand la boîte comme un crâne et comme ma thoracique anime la nuit,
PUM PUBULUM PUM BULUM
Rassurez-vous un cœur qui bat en ville, vous attend la nuit.
PUM PUBULUM PUM BULUM

Et je rattaque le verbe de balades en ballades toujours présent pour faire hurler le signe qui déchire(!) l’espace en un cri. éclatant la toile de fond étoilée. Mégalomane quand vibre mon sang j’abreuvais des rêves de grandeur et je concurrençais le soleil pour coucher les hommes. Alors, le son procurait l’étincelle à l’éthanol en mon sang nécessaire pour raviver les flammes d’un rituel ancestral pour que je danse sur des braises.
Je me croyais la caisse de résonance, des souffles qui ravivent la nuit : la lueur primordiale

À présent,
Les rues sont désertes mais l’humeur monte toujours .et la lune illumine chacune des aspérités, listes de courses, et additions à la va-vite sur les portiques de la cité millénaire, je erre, et prends note pour bien me souvenir : ce sont les pierres tombales d’un peuple, les pierres tombales des hommes qui vécurent en un temps reculé où l’on ne contait pas le temps de la même manière et pour eux aussi il y avait une addition à faire et une facture à payer, comme moi se disaient : Laissons cela, j’agite ma coupe au nez des incrédules ! Incrédules !
Prenez garde ! Me voici bondissant plus que jamais !
…et je suis l’ordalie nouvelle

« C’est un fou » se dit-on, l’on se rend compte que c’est son frère ou son fils qui est ce fou Au détour d’une photographie, l’effroi :c’est toi mon fils ? Au profil de la disruption du langage, entre la deuxième et la troisième personne on dinstingue bien — La chaire de ma chair est ce malade qui pose en singe puisant à l’ivresse des ivresses, de quoi rivaliser avec Sardanapale.

Commentaires :

  1. Sous-Lieutenand'ès Pontif says:

    À l’usage de Notre Dame : souvenons-nous que l’état de ruine est le plus sacré qui soit. Penser également à « J’étais une désolation » http://mangr0ve.com/heliotrope/
    (comme quoi ce singe est le plus monomacaque qui soit)

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