L’objet de la poétique

paraît être l’étude des perceptions que l’on a du réel. En cela, qu’elles sont toujours tissées de langage.
Il ne s’agit pas de parler du réel, dont l’auteur, de par sa sagacité/sensibilité/sensiblerie aurait une meilleure perception, ou pire encore !
dont l’auteur ne ferait que donner sa version/vision

dont l’auteur serait inné sociologue véhiculant donc, son sentiment, son lot de préjugés. Le lecteur jugeant alors bien souvent de la qualité de l’ouvrage selon l’adéquation du ressenti de l’auteur au sien. Même avec les meilleures intentions et quelque talent , Et malgré les bons sentiments (car entre les deux appréciations du terme, la différence n’est que d’à-propos).

La référence étant notre malédiction autant l’atteindre de tous les côtés pour en être le plus proche possible, en cela même que ces diverses facettes permettent de mesurer de chacun des discours mêlés la distance par rapport à leurs objets. Dès lors que ces réseaux de distances peuvent être incarnés par le texte et offerts au lecteur, ne peut qu’être grandi par telle expérience. Nulle vérité mais mille mesures des écarts. pas le monde mais sa perception.

Aussi, le texte se doit de se faire contradicteur de lui-même. Il ne s’agit pas seulement de multiplier les angles d’approches et les propos divers/contradictoires pour dire quelque chose de juste  mais de tendre les fils (analogie structurante is back) qui permettent, pure contingence, de décrypter le texte (chaque opposition/complétion/parallèle vaut (re)définition), de montrer le texte comme tel et ne pas sombrer dans la naïveté d’un écrit qui s’imaginerait « être connecté à la réalité »hum… opposer texte = tissu à = connexion : Serais-je réactionnaire ?…, d’utiliser/rejeter/enrichir (sameshit) les discours dont sont toujours Déjà pétries les choses.

Sculptées par ce qu’il y a de plus commun c’est-à-dire formaté, c’est-à-dire colonisé même lorsque l’on s’imagine exprimer une singularité, les choses sont prémâchées obnubilantes de par les excroissances dont nous les avons affublées autant de croyances auxquelles nous accordons toujours plus de crédit à mesure que nous les honorons par des gestes constamment renouvelés (ne serait-ce que la parole).
Il faut se faire marteau pour briser les idoles qui nous cachaient le ciel (« Il n’y a personne de plus chrétien que toi » m’as-tu dit, je m’y suis d’autant plus farouchement opposé que je savais que c’était vrai), l’horizon enfin dégagé. Et lorsqu’à son tour nous l’aurons envoyé valser, serons-nous réellement libres rendus à l’immanence de l’action et de la parole en tant que son. Pure matière sonore (aboli…) sur laquelle nous pourrons bâtir tout autre chose que des châteaux en Espagne (ridicule de cette expression) ou d’inégalitaires dynasties. Le burin n’aura laissé parmi gravats et ruines d’un monde de sottises langagières tortionnaires, n’aura laissé, non pas intacts mais épurés (au sens où la combustion a grignoté/consumé l’excédant névrotique) non pas intacts mais détournés/retournés vers eux-mêmes, n’aura laissé (,donc,) que les assises d’un humanisme dont nous n’aurons pas même l’impression qu’il fut « retrouvé » mais dans son plus sobre atour : immédiate certitude. Un avenir qui commence maintenant. …messianique du moins, mais je n’ai peut-être que passé trop de temps avec S1mio-Mustyk

ès Pontif poiei this.

Commentaires :

  1. Rudy says:

    C’est rudement bien dit !
    Tout à fait d’accord !

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